Association pour le développement et l'échange des pratiques de Taijiquan (Tai Chi Chuan), Qi gong (Chi Gong), en Dordogne Périgord et en France.

Bibliographie

La Grande Ourse vous invite à lire, découvrir, étudier certains ouvrages qui peuvent agrémenter la pratique et l’étude du tai chi chuan.

Certains sont disponibles à la bibliothèque de La Grande Ourse.

Sur le tai chi chuan proprement dit, il existe de très nombreux livres aujourd’hui, voici ceux que nous vous recommandons :

 

TAIJI QUAN, art martial, technique de longue vie de Catherine Despeux (1979)
Ce livre est LA référence en langue française et a été longtemps la « Bible » des étudiants en taiji quan. Si, aujourd’hui des études plus approfondies ont été publiées, il n’en demeure pas moins essentiel.

Catherine Despeux est professeur émérite à l’INALCO (Institut National des Langues et Civilisations Orientales). Son parcours universitaire, ses nombreuses publications, son rôle de pionnière en matière de recherche dans le domaine du taoïsme et des pratiques associées lui ont conféré une très grande notoriété. La Grande Ourse est très heureuse de la compter parmi ses amis.

TAIJIQUAN Mythes et réalités par Eric Caulier (2005)
Comprendre le taijiquan (en 2 tomes) d’Eric Caulier (2010)
Ces ouvrages démontrent que le taiji quan, plus qu’une école de pensée, est une école à penser, base de tout apprentissage stimulant l’intelligence du corps, du coeur et de l’esprit. Faisant suite à l’ opus précédent, « Voyage au coeur du taijiquan », « Mythes et réalités » est extrêmement complet et visite un vaste champ de concordances universelles. « Comprendre le taijiquan » est un complément au précédent et expose en plus les techniques enseignées par Eric.
Eric Caulier, formé à l’Université de Pékin, enseigne le taijiquan en Belgique depuis 1984. Docteur en anthropologie, collaborateur de plusieurs universités, c’est un chercheur infatigable, engagé dans la construction de passerelles entre Orient et Occident. Nous avons la chance également de le compter parmi nos amis.
TAIJI QUAN L’enseignement de Li Guanghua. La tradition de l’école Yang
par Jean Gortais
Ouvrage de référence depuis de nombreuses années, c’est un livre incontournable, en particulier pour l’étude des textes classiques. Il présente également les croquis les plus fiables concernant le style Yang.
Questions et réponses sur le TAIJI QUAN de Chen Weiming (1929)
L’épée du Taiji de Chen Weiming
Ces deux opus présentent l’enseignement de Chen Weiming, abordant la plupart des questions concernant les origines et la pratique du taiji quan, le deuxième abordant l’épée et les armes traditionnelles. C’est une transcription des exercices de base du style de Yang Chen Fu (forme, tuishou, dalu).
  L’Essence du Taijiquan de Yang Chen Fu (1934) Maîtriser le Style YANG du Taiji Quan de Fu Zhongwen (1989) Le premier ouvrage – dont la version en Français est récente – est la description de la forme du « Pape » du style Yang. On dit que ce serait Cheng Man Ching le véritable auteur de ce traité évidemment fondamental (avec des photos de Yang Chen Fu). Le second est une transcription des exercices de base du style de Yang Chen Fu (forme, tuishou, dalu) par son disciple n°1, Fu Zhong Wen.
    
Les Treize Traités de Maître Cheng
La nouvelle méthode d’enseignement selon Maître Cheng
Lao Tseu « Mes mots sont faciles à comprendre »

Ces 3 ouvrages traitent de l’enseignement de Maître Cheng Man Ching (Zhen Manqing) :
Les deux premiers ont été traduits par J.J.Sagot. Ce sont des exposés à la fois érudits et simples de la part du fameux « Maîtres des Cinq Excellences », le grand lettré du Taiji quan. Le troisième est une somme de commentaires du Maître sur Lao Tseu et le Tao Tö King.

La transmission du taiji quan de José Carmona (2007)
José Carmona a beaucoup publié sur le taiji quan et le wushu. Cet ouvrage est une synthèse de ses recherches où les aspects historiques, théoriques et descriptifs sont abordés.

Tai Chi Chuan, un art de vivre de Claudy Jeanmougin
Ce petit traité très synthétique comporte des références techniques et historiques sur le taijiquan de la main de notre ami Claudy qui oeuvre depuis longtemps pour la diffusion de notre art en France, avec enthousiasme et compétence (2010).

Zhi Neng Qi Gong de Zhou Jing Hong (2003)
Zhou Jing Hong, ami et collaborateur de La Grande Ourse, expose ici sa méthode de Qi gong, le « Qi Gong de la sagesse », authentique et bien particulière.
  
A study of taijiquan by Sun Lutang (1921)
Xing Yi Quan Xue by Sun Lutang (1915)
Ici sont traduits (en langue anglaise) et présentés une grande partie des textes légués par Sun Lutang. Malgré une traduction parfois éloignée du texte original, impossible d’aborder le style Sun sans ces références.

En premier lieu, les ouvrages fondamentaux que nous avons choisis : Parmi les très nombreuses parutions concernant la philosophie et la pensée chinoises, nous en avons privilégié quelques unes selon un choix bien sûr arbitraire…

La pensée chinoise de Marcel Grasset (1934)
Un grand classique qui constitue un socle solide pour qui veut aborder cet immense domaine.
La Grande Triade de René Guénon (1946)
Cet ouvrage est une clé unique de compréhension du symbolisme taoïste.
Lao tseu et le taoïsme de Max Kaltenmark (1965)
Paru en 1965 dans la collection « Maîtres spirituels » au Seuil, ce petit volume reste essentiel et irremplaçable malgré la cohorte d’ouvrages parus ensuite sur ce thème.

Lao Tseu par Catherine Despeux (2010)
« Guide de l’insondable, Lao-Tseu montre le chemin vers l’ineffable Voie et apprend à palper la respiration du monde… », Catherine Despeux nous livre un traité majeur qui sera à l’avenir La référence pour l’étude de Lao Tseu et du taoïsme. Ce traité est un écho au livre de Kaltenmark… ce qui n’est pas étonnant, celui-ci étant le maître de thèse de doctorat de Catherine.

François Jullien, professeur à Paris 7, membre de l’Institut Universitaire de France et directeur de l’Institut de la pensée contemporaine, a publié nombre d’ouvrages au sujet de la pensée chinoise, son parallèle avec la pensée grecque, et l’interrogation sur les concepts occidentaux que l’on peut formuler à partir de son point de vue.
Les conceptions de François Jullien sont très contestées, en particulier par Jean-François Billeter. De leurs joutes par publications interposées, nous pouvons nourrir notre propre réflexion, sinon profiter de regards croisés qui nous délivrent d’une vision monolithique et illusoire.
Les ouvrages de François Jullien que nous avons retenus sont les suivants :

Nourrir sa vie à l’écart du bonheur
Notre expérience s’est pensée, en Europe, à partir d’une séparation de plans : vital/moral/spirituel ; même de verbe le plus élémentaire, « nourrir » a été pris dans la scission du concret et du symbolique : nourrir son corps ou nourrir son âme (dans Platon et les Pères de l’Eglise)
Or, en suivant cette expression commune en Chine de « nourrir la vie », nous voici conduits à remonter à l’inséparation de ces plans ; comme, en lisant le grand penseur de l’Antiquité chinoise, Zhuangzi, à creuser l’écart avec l’idéal grec de la connaissance ainsi qu’avec l’idée du bonheur, conçu comme finalité. Le Sage est sans destination et même sans aspiration ; il évolue dans le tao, est-il dit, « tel le poisson dans l’eau ».
Certains de nos partis pris les plus massifs s’en voient ébranlés, et d’abord ceux de l’« âme » et du « corps » : si nourrir sa vie peut se dire de façon unitaire, c’est d’abord qu’on nourrit le plus foncièrement en soi le « souffle-énergie ». Se profile alors une autre intelligibilité, à dégager du mysticisme suspect dans lequel les marchands du « développement personnel » voudraient aujourd’hui nous plonger. Ou de ce que le zen est plus intelligent que ce que nos panneaux publicitaires en ont fait. (texte de la page 4 )
    
Les transformations silencieuses
Cinq concepts proposés à la psychanalyse
Réplique à ***
Dans la série intitulée « Chantiers » , deux traités philosophiques abordant des questions contemporaines avec la « pensée chinoise » selon F. Jullien. « Réplique à *** » est un livre polémique en réponse à la contestation de J.F. Billeter.

 

  
Chine, la dissidence
La pratique de la Chine
Ces deux petits traités sont une bonne introduction aux thèses de François Jullien.

Jean François Billeter, sinologue suisse, professeur émérite de l’Université de Genève où il était titulaire de la chaire d’études chinoises publie une œuvre originale et décapante. Nous invitons à la lecture de ces trois petits traités :

    
Chine trois fois muette est un essai sur l’histoire contemporaine et la Chine, suivi d’un bref essai sur l’histoire chinoise d’après Spinoza.
Leçons sur Tchouang Tseu “L’idée générale que l’on se fait de la Chine, particulièrement en France, relève de l’idéologie impériale, elle en est un décalque idéalisé. Il en résulte une difficulté que l’accumulation de connaissances positives ne saurait résoudre. Seule la critique de l’idée peut nous faire avancer. Il faut que, sous notre mythe de la Chine nous apercevions l’idéologie impériale et, dans cette idéologie, un phénomène historiquement daté.”
Contre François Jullien Ce pamphlet s’en prend avec vigueur au “mythe” qui fonde, selon lui, l’approche de la philosophie chinoise par le plus prolifique et le plus célèbre des sinologues français : celui de la Chine comme “autre” radical de l’Occident. Billeter critique les méthodes de lecture des textes philosophiques chinois par François Jullien et pointe les limites du concept d'”immanence” présenté comme la clé de la “pensée chinoise”.

Romain Graziani est professeur en études chinoises à l’Ecole Normale Supérieure de Lyon et rédacteur en chef de la revue « Extrême-Orient Extrême-Occident ». Il nous apporte une vision érudite sur les philosophies chinoises et non la pensée chinoise, en montrant qu’elles sont aussi diverses que la philosophie occidentale. Il nous procure une vision de Tchouang-tseu inédite, bien plus proche de Montaigne que de Confucius !

  
Fictions philosophiques du Tchouang-Tseu est une introduction à l’une des formes de pensée les plus radicales qu’ait produites la Chine, aux antipodes de l’humanisme confucéen (2006).
Les corps dans le taoïsme ancien est un essai qui interroge les textes du taoïsme ancien. Au-delà d’innombrables paradoxes, ils montrent que tous les corps jouissent d’une affinité de fond avec le Tao, principe qui régit le cours des êtres et des choses (2011).

Quelques traités abordant
les techniques du souffle, l’alchimie, l’art chinois…

    
Taoïsme et connaissance de soi de Romain Graziani est une nouvelle édition de l’étude des techniques du souffle à partir d’une gravure célèbre, la « Carte de la culture de la perfection ». Ce traité est essentiel à qui veut aborder la question de l’alchimie interne.
La Moelle du Phénix Rouge de Catherine Despeux présente les techniques de santé et de longue vie (aujourd’hui appelées « qi gong ») dans la Chine des Ming (1988).
Immortelles de la Chine ancienne de C. Despeux aborde, dans ce contexte, les techniques alchimiques spécifiques aux femmes (1990).
Essai sur l’art chinois de l’écriture et ses fondements de Jean-François Billeter
« L’unique préoccupation du calligraphe chinois est de donner vue aux caractères, de les animer sans les forcer en rien… » Cet essai analyse la calligraphie chinoise comme un art savant et subtil qui donne accès à l’un des noyaux de la pensée chinoise traditionnelle, « l’idée de l’activité parfaite ». Il montre aussi comment l’art de l’écriture, tel que les calligraphes l’ont conçu, est intimement lié à un ordre culturel, social et politique, celui de la Chine impériale.
La montagne vide de Patrick Carré.
Cette anthologie permet de se plonger dans les méandres de l’antique poésie chinoise. Les commentaires de Patrick Carré constituent une aide indispensable.
La fièvre du qi gong de David Palmer
« Le qi gong moderne, fruit d’une volonté politique de séculariser les formes traditionnelles de guérison, est créé par l’état chinois… » Cet essai  extrêmement documenté apporte tous les fondements historiques qui préservent des illusions et des fausses interprétations de la notion de qi gong.
Le Zen dans l’art chevaleresque du tir à l’arc d’E.Herrigel
Ce petit livre, publié à la fin des années soixante, a fait l’effet d’une bombe. Le témoignage d’Herrigel sur son apprentissage du tir à l’arc dans une communauté Zen au Japon a ouvert une brèche vers l’Orient et ses arts ancestraux pour toute une génération.
Les rouages du Yi Jing de Cyrille Javary
Le Yi Jing ou « Classique des Changements », en résumant soixante-quatre situations-types de la vie quotidienne sous forme de figures abstraites appelées hexagrammes, a pour ambition d’offrir un outil permettant de se repérer dans une réalité en perpétuel changement. Cyrille Javary montre ici tous les rouages internes de ce livre fondateur de la civilisation chinoise, injustement relégué sous nos latitudes au rayon divinatoire des librairies et bibliothèques. Rares sont ceux qui réalisent qu’ils ont entre les mains à la fois le socle de toute la pensée chinoise et l’une des plus fascinantes machines à connexions que l’esprit humain ait pu produire.

Voici quelques ouvrages très variés
qui ont retenu notre attention et enrichi notre connaissance :


Le Voyage en Chine de Ninette Boothroyd et Muriel Détrie est une anthologie des voyageurs occidentaux du Moyen Age à la chute de l’Empire Chinois (Collection : Bouquins)
Le mandarin blanc, roman de Jacques Baudouin qui met en scène Teodorico Pedrini, envoyé du Pape au XIXème siècle à la cour de Chine pour convertir l’Empereur, grande fresque où tradition chinoise et religion occidentale se confrontent (chez JC Lattès)
Le monastère de la montagne de jade, de Peter Goullart, où est tracé un tableau précis de la vie dans les monastères taoïstes et bouddhistes de l’ancienne Chine (chez Fayard)
Voir la Chine du haut de son cheval, chroniques d’Eric Meyer, journaliste, sur la Chine d’aujourd’hui. (Seuil)
Passagère du Silence de Françoise Verdier : dix ans d’immersion en Chine profonde pour une initiation à la calligraphie traditionnelle (chez Albin Michel)
La beauté du geste de Catherine DavidConvoquant sa passion pour deux arts qu’elle pratique en amateur, le piano et le taichichuan, Catherine David en analyse le rapport inattendu, l’étrange complicité rendue naturelle par le geste qui les fonde. Patience, technique, application, répétition, autant d’étapes nécessaires pour parvenir à la « beauté du geste », comme autant de clefs permettant de déchiffrer la structure cachée du mouvement. Car entre l’exécution d’une fugue de Bach et le développé d’une forme de taichichuan, le mélodique s’entend avec l’harmonique. La grâce n’est jamais loin pour qui est « dans son geste »

Catherine David est essayiste, critique littéraire, journaliste, franco-américaine installée à Paris.


L’Ours de Michel Pastoureau (au Seuil), pour ceux qui veulent en savoir un peu plus sur le symbolisme de l’Ours dans nos cultures… et pourquoi notre association fait référence à ce « roi déchu ».


Le singe pèlerin de Wou Tch’eng-en
La trame de ce célèbre roman chinois est constituée par le récit d’une invraisemblable randonnée, celle qu’un moine chinois, Hiuan Tsang, accomplit au début du VIIème siècle en partant pour l’Inde chercher les écritures sacrées du bouddhisme.

Wou Tch’eng-en, qui vécut entre 1505 et 1580, reprit à son compte le cycle des légendes qui fleurirent pendant des siècles autour du pèlerinage de Hiun Tsang, appelé Tripitaka dans ce roman. Il y a dans son récit un mélange unique de beauté et d’absurde, de profondeur et de sottise. Le folklore, l’allégorie, la religion, l’histoire, la satire contre la bureaucratie, la poésie, tout s’y rencontre. Un classique de la littérature chinoise.