Association pour le développement et l'échange des pratiques de Taijiquan (Tai Chi Chuan), Qi gong (Chi Gong), en Dordogne Périgord et en France.

Parcours initiatique

Les chorégraphies des danses magiques ici représentées montrent une giration en spirale qui se termine par un pas qui reproduit le dessin de la Grande Ourse. Cette même Grande Ourse figure de la même manière plus bas. La position de chaque étoile apparaît entre les deux pieds, à l’exception d’une position. Que faut-il comprendre ?
Ce que dit l’inscription : procédé du pas tournant piétinant la Terre pour s’envoler dans le réseau céleste. Ceci veut dire : à l’imitation de Yu le Grand Fondateur de la Première Dynastie (les Xia) l’adepte taoïste livre sa plante des pieds aux influx terrestres afin que son être ainsi nourri par la Terre-Mère se dispose pour pouvoir, par ses souffles célestes, vaguer, selon le mouvement même du Ciel, dans les régions supérieures.

Toute l’anthropologie chinoise est un enchaînement de mouvements des souffles animateurs de l’individu qui, en reproduisant exactement l’ordre terrestre se met en position de poursuivre spirituellement l’ordre céleste. La chorégraphie est alors une expression de tout l’être tendu vers sa réalisation. Le sens de la giration n’est pas indifférent : il est d’est en ouest. Le Sud étant en haut de l’image. La circumambulation que l’on pratique toujours autour des stupas et des chorten (Tibet) appartient à ces pratiques.

Il ne suffit pas de penser aux choses du Ciel pour parvenir au Ciel. Il faut se mouvoir de corps et d’esprit, ébranlant l’esprit par le corps, puisque la vie de l’Homme naît en permanence de ce mouvement spiralé des souffles entre le Ciel et la Terre.

Parcours initiatique Poème de Wei Boyang La Grande Ourse dans les doigts